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Déchets de soin : comment les évacuer ?

Vous êtes en auto-traitement, utilisez des autotests de dépistage, de manière régulière ou occasionnelle ? Sachez que les déchets de soin produits nécessitent un traitement particulier afin d’éviter tout risque de contamination pour l’environnement et pour les professionnels du traitement des déchets.

Aucun déchet de soin (pansement, seringue, compresse, cathéter…) ne va dans la poubelle jaune !  

Déchets mous : dans la poubelle grise.

Les bandelettes sanguines ou urinaires, les tubulures exemptes de piquants, les cotons ou compresses, les stylos et les flacons d’insuline… ne sont pas des déchets recyclables : ils vont par conséquent dans la poubelle grise

Déchets piquants : dans une boîte hermétique DASRI. 

Les lancettes (y compris les barillets), les aiguilles à stylo, les seringues d’insuline ou de glucagon, les cathéters prémontés avec aiguille pour les porteurs de pompe… et plus généralement, tout ce qui peut piquer ou perforer la peau ne vont ni dans la poubelle jaune, ni dans la poubelle grise. Appelés DASRI (Déchets de Soin à Risques Infectieux), ils disposent d’une filière de reprise spécifique et doivent être mis dans des boîtes hermétiques adaptées. 

Crédit image : DASTRI
Crédit image : DASTRI

Les patients en auto-traitement peuvent s’en procurer en pharmacie gratuitement, sur présentation de leur ordonnance. Une fois la boîte pleine, celle-ci doit être scellée et rapportée dans un point de collecte (voir la liste sur le site officiel ici). 

Protéger les agents des services de traitement des déchets

Le risque pour les agents de collecte et pour les valoristes (agents de tri) de se piquer avec votre matériel de soin est réel : entre janvier et juin 2018, le SYBERT déplore déjà 3 piqûres accidentelles au centre de tri. Au-delà du risque infectieux, ce type d’accident engendre un stress important pour les agents en question, tout comme pour leurs collègues.

En effet, pendant 6 mois, la personne piquée doit subir de nombreux examens médicaux ainsi qu’un protocole de soins préventifs. Elle reste dans l’attente plusieurs semaines avant de savoir si elle a été infectée par une pathologie quelconque. A cela s’ajoute un sentiment d’anxiété à l’idée de se refaire piquer.

Pensons donc à la sécurité de tous !  

Le travail des valoristes sur la chaîne de tri consiste à repérer et éliminer les erreurs de tri des machines. Malgré les gants, les accidents peuvent vite arriver.

Et les déchets de soins des professionnels ?

Les professionnels de santé (infirmiers, médecins…), même en intervention à domicile chez leur patient pour un acte de soin, ne peuvent utiliser les collecteurs des patients. Ils ont l’obligation légale de gérer eux-mêmes leurs propres déchets.

Pour en savoir plus, visitez dasri.fr

Crédit image de une : Thomas Lang, pour DASTRI
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