Des poules pour mes déchets

des poules pour reduire les dechets
LE SAVIEZ-VOUS ? Une poule picore 150 kg de déchets par an

Pour réduire la production des déchets sur son territoire, le SYBERT a lancé en début d’année 2013 l’opération « des poules pour réduire mes déchets ». Lorsque l’on sait qu’une poule peut picorer jusqu’à 150 kg de déchets, l’idée n’est pas si saugrenue que cela ! Découvrez les détails de ce projet et les astuces pour accueillir, à votre tour, des poules chez vous.

Une opération pour alléger le poids de la poubelle grâce aux animaux

Le principe de l’opération était simple : trouver une quinzaine de familles prête à accueillir deux poules chez elles afin d’évaluer la part de déchets pouvant être détournée de la poubelle grise. Le SYBERT a fourni les poules et en contrepartie, les foyers volontaires se sont engagés à peser, durant trois mois, leurs déchets destinés aux poules, au composteur et à la poubelle d’ordures ménagères. A travers cette action, le SYBERT souhaite démontrer qu’il existe des solutions adaptées à chaque style de vie pour réduire les déchets.

Le suivi des 16 foyers volontaires

 Le SYBERT a mis en place un dispositif complet pour accompagner les familles dans cette aventure : formation pour fabriquer son poulailler, conseils pour bien s'occuper des poules, assistance téléphonique durant toute l'opération, suivi de la pesée chaque semaine...
 

Le bilan après trois mois d’aventure

Après trois mois d’expérience, les résultats se sont avérés riche d’enseignements. Cette opération a démontré que 47 % de la poubelle grise peut être détourné vers les poules et le composteur (moitié poules / moitié composteur). En effet, sur l’opération, près de 365 kg de déchets ont été donnés aux poules. Ramenée sur un an, l’expérience révèle qu’une poule peut picorer en moyenne 48 kg, variant entre 15 kg et 135 kg selon les foyers. Cet écart entre les familles résulte d’habitudes alimentaires différentes et autres facteurs extérieurs (composition de la famille, appétit de la poule...). L’opération a confirmé que les poules sont un complément idéal au composteur. Elles mangent des déchets qui ne vont pas au composteur (comme la viande) et sont devenues de véritables animaux de compagnie.

Vous souhaitez adopter des gallinacées et ainsi avoir des œufs frais chaque jour et réduire le poids de votre poubelle ? Voici quelques conseils avant de vous lancer !

Poule pondeuse : qui es-tu ?

Comptez environ 150 œufs par an et par poule ; à partir de 3-4 ans, elle pond de moins en moins.
La poule pondeuse est très rustique et ne craint pas le froid, si elle est au sec, à l’abri du vent et soignée convenablement (alimentation, eau, vermifugation)

 

Des conseils pour construire son poulailler :

  •  trappe coulissante de fermeture pour la nuit (protection contre les prédateurs) ;
  • hors sol de préférence (être au sec et facile d’accès) ;
  • sol recouvert d’une chute de lino ou autre matière facile à nettoyer ;
  • large porte d’accès pour un  nettoyage facile ;
  • perchoir : le haut possible : barre de bois avec angles arrondis (section de 4 cm) ;
  • plaque métallique démontable sous dortoir (évacuation fientes) recouverte d’une litière ;
  • pondoir : 30 à 35 cm de côté ; toit ouvrant pour le ramassage et litière de foin, de paille ou de copeaux compressés ou menuiserie (si pas traité) ou foin ou paille
  • pondoir et perchoir bien à l’ombre (besoin d’intimité) ;
  • installation d’un bac à poussière, contigu au poulailler : mélange de sable, de cendre de bois (non traité), de fleur de soufre et de pyrèthre. Les poules adorent se frotter dans la poussière pour se débarrasser des parasites ;
  • le parcours, un espace en plein air : 10m² mini : la poule a besoin de picorer, c’est un instinct vital.

Attention aux prédateurs :

  • hauteur clôture : minimum 1,3 à 1,5 m pour que les renards ne puissent la franchir ;
  • si possible, pliez la partie supérieure du grillage ;
  • placez autour du poulailler – juste contre la clôture - une rangée de dalles (ou tuiles usagées) de 40 cm de largeur afin que le renard ne puisse creuser un tunnel d'accès (ou grillage rabattu au sol et recouvert) ;
  • la maille du grillage doit être la plus fine possible : 1cm maxi (au moins près du sol) afin que les fouines et belettes ne puissent passer.

A boire et à manger

 « De tout, un peu » est une garantie d’apports de vitamines, minéraux, acides aminés, déterminants pour une bonne santé des poules. Les nourrir exclusivement de restes de cuisine n’est pas suffisant.

La meilleure alimentation est celle qu’elle glane dans la nature et en plus :

  • restes de plats préparés : légumes cuits, viandes et poissons, pommes de terre cuites ;
  • riz, pâtes et autres féculents, restes de soupe et sauces ;
  • déchets du désherbage ;
  • complémenter de céréales : blé, orge, avoine, maïs concassé... ;
  • complément : céréales germées ;
  • coquilles huitres, moules écrasées (calcaire).

Eviter les pommes de terre crues, épluchures d’oignons, de bananes, d’agrumes, de kiwis et de pommes de terre crues, les feuilles de poireaux crues, les trognons de choux et les oeufs.

Les petits

  • mangeoire suspendue : se salit moins vite, et diminue les possibilités d'accès aux rongeurs ;
  • abreuvoir et mangeoire à proximité l’un de l’autre.

Livres sur les poules

Site internet d’information : 

http://www.gallinette.net/
http://les-poules.com/
-  http://www.elevage-poules.com/
http://www.couvoircomtois.fr/